Menu

Janie Julien-Fort

Chantiers sous surveillance

1er juillet 2015 - 16 mars 2016

Événement finissage le 16 mars 2016 

De 6@9 à la roulotte de DARE-DARE

Venez célébrer l’aboutissement de ce travail de longue durée et constater la matérialité de ce projet hors les murs.

Un vin de l’amitié, des croustilles aux saveurs variées ainsi que d’autres aliments seront offerts pour cet évènement de clôture du projet.

Chantiers sous surveillance

Lieu : à proximité de chantiers de construction à Laval et à Montréal.
Période : du printemps 2015 à la fin des travaux.


DARE-DARE et Verticale — centre d’artistes s’associent pour la production du projet de Janie Julien-Fort,
Chantiers sous surveillance. L’artiste utilise la technique de la solargraphie, un procédé photographique nécessitant des temps d’exposition de plusieurs mois. Attachés à un élément du paysage, au gré des curieux et des intempéries, des centaines de petits sténopés scrutent les abords de chantiers de construction. Agissant comme des caméras de surveillance de fortune, ils sont installés selon les dates d’échéances des différents projets, tel qu’indiqué dans les publications des Villes de Laval et de Montréal. Les images obtenues sont répertoriées, cartographiées et documentées rigoureusement, puis diffusées en ligne. Les traces laissées par la trajectoire du soleil dessinent des traits sur l’image et permettent ainsi de calculer le passage du temps. 

Voir la carte interactive


Démarche


« Je m’intéresse aux spécificités propres à la matière photosensible dans un contexte dominé par les procédés numériques. Pour ce faire, je m’approprie des techniques anciennes et alternatives comme le transfert polaroid et le sténopé, une caméra rudimentaire fabriquée dans des objets usuels dont l’objectif est remplacé par un petit trou. J’utilise l’instabilité du médium pour son potentiel expressif permettant de créer des brèches fictionnelles dans lesquels le passé, le présent et le futur semblent se confondre.

J’accorde une grande importance à la spatialisation de mon travail. Comme je travaille souvent à des projets évolutifs qui s’inscrivent dans la durée, ils ne sont jamais clos et peuvent prendre diverses avenues. Ainsi, une image peut être réimprimée en plus petit et réintégrée dans une nouvelle installation ; une œuvre web peut ensuite être reproduite en grand format. »

Biographie

Originaire de Rouyn-Noranda, Janie Julien-Fort est présentement établie à Montréal. Au terme de ses études en photographie, elle obtient un baccalauréat en éducation et une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. En 2011, elle réalise également un stage de production au studio national des arts contemporains Le Fresnoy, en France. Récipiendaire du prix de fondation Sylvie et Simon Blais pour la relève, de la bourse Charest-Wallot, de la bourse FARE et de bourses de recherche du CALQ et du FQRSC, elle a participé à plusieurs expositions et événements au Canada et à l’étranger notamment au Palais de Tokyo à Paris et au KW Institute for Contemporary Art à Berlin dans le cadre de la ARTE Video Night, à la galerie Simon Blais, à la Parisian Laundry, au centre d’exposition de Val d’Or, et à l’Écart, lieu d’art actuel. Entre 2013 et 2015, elle a été membre du conseil d’administration du centre d’artistes le Cabinet, espace de production photographique.


Image :
 Alexis Bellavance

Projet en collaboration avec : logo_vcd.jpg (thumb - 80 x 60 free)

 


Projets antérieurs


3 juin 2015
Marie-Line Laplante À chaque fois que j'ouvre une grammaire, je suis happée par ces phrases en italiques ou caractères gras à des fins d'exemples grammaticaux. Bien des fois, j'en oublie l'étude de la règle, tant elles m'obnubilent par leur sens perdu, phrases sacrifiées à la seule cause de la grammaire.
9 mai 2015
Dis/location 6 - Face au marché Atwater DARE-DARE est déménagé depuis le 9 mai 2015
25 mars 2015
Chloé Beaulac "Je veux que la roulotte de DARE-DARE soit perçue comme un pit stop lorsqu’on est sur un nowhere. Pour un instant, laissez-vous transporter dans l’imaginaire d’une cabane à patates, d’une binerie, d’un sanctuaire ou d’un bureau de camping aperçu ou visité lors d’un road trip."
21 janvier 2015
Marie-Andrée Poulin Cette idée est inspirée d’une collaboration précédemment réalisée avec la communauté de Kahnawake. Par le projet, je souhaite créer un dialogue symbolique entre les communautés colonisatrices et iroquoises.
1er novembre 2014
RADIO DARE-DARE Afin d’accroître et d’affiner son champ d’action, DARE-DARE innove cette année et greffe un volet radio ponctuel à sa programmation. Ce dernier nous permettra d’étendre les territoires explorés par les artistes et de pousser plus loin notre incursion dans les modes furtifs et infiltrants de présence de l’art dans le réel.
1er novembre 2014
Mélissa Simard et Camilche Cardenas Minorité invisible se doit d’être écouté avec un bandeau sur les yeux. Le projet a comme sujet la dissémination et la poétisation du territoire sonore, la recherche de l’invisible. Le triptyque radiophonique est composé d’une expérience de déambulation urbaine en compagnie de trois personnes vivant avec un handicap visuel.