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Josée Yvon

Danseuses-mamelouk

29 juillet 2015 - 6 octobre 2015

Josée Yvon (1950-1994) est considérée par plusieurs comme l’écrivaine la plus dangereuse du Québec. Danseuses-mamelouk, paru en 1982 chez VLB éditeur, reprend ses deux premiers livres (Filles-commandos bandées, Herbes rouges, 1976 et La chienne de l’Hôtel Tropicana, Cul Q, 1977) en y ajoutant une section inédite.

Ce titre sera réédité aux Herbes rouges au début de l’année 2015. L’écriture de Josée Yvon est une des rares à mettre en scène et à donner la parole aux marginales, aux précaires et aux laissés-pour-compte, en particulier les danseuses, prostituées, toxicomanes, homosexuelles et transexuel(le)s.

Ces « personnages » sont presque toutes des femmes qui dérogent et dérangent. Sorte de docu-fiction littéraire à la fois thrash et théorique, son œuvre mélange poésie et récit, mais tient également du théâtre, du cinéma, de la performance, du show, du manifeste, du reportage.

Proprement inclassable, son écriture relève de la contre-culture et du féminisme, sans toutefois pouvoir s’inscrire sans problème dans l’un ou dans l’autre.

La présente sélection d’extraits a été faite par Jonathan Lamy, un des « spécialistes » de son œuvre. Ils ont été choisis pour leur potentiel à résonner dans l’espace public, pour la lumière qu’ils dégagent à travers la résistance.

 

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Notice  
Josée Yvon est née à Montréal en 1950, où elle est décédée du sida en 1994. Elle a œuvré dans le milieu du théâtre, cofondant le Théâtre Sans Fil et fréquentant le Grand Cirque Ordinaire et La Vraie Fanfare Fuckée, avant de se consacrer à l’écriture. Elle a publié 15 livres, dont certains en collaboration avec Denis Vanier, ainsi que des textes de fiction et de critique littéraire dans une cinquantaine de revues au Québec, en France et en Belgique. Elle n’a reçu aucun prix pour ses livres.
 
Publications de Josée Yvon
Filles-commandos bandées, Montréal, Les Herbes Rouges, no. 35, juin 1976.
La chienne de l’Hôtel Tropicana, Montréal, Éditions Cul Q, 1977.
Travesties-kamikaze, Montréal, Les Herbes Rouges, 1980.
Koréphilie, Trois-Rivières, Écrits des Forges, 1981 [avec Denis Vanier].
Danseuses-mamelouk, Montréal, VLB éditeur, 1982.
Gogo-boy, Montréal, Éditions d’Orphée, 1983.
Phases critiques, Montréal, Éditions transpercées, 1983 [avec Micheline Gagnon, Serge Grenier et Denis Vanier].
L’âme / défigurée, Pantin (France) et Herstal (Belgique), Le Castor astral et L’Atelier de l’Agneau, coll. « Plaisirs solitaires », 1984 [avec Denis Vanier].
Le fantasme de l’immaculée-conception, Lompret (France), Le dépli amoureux, 1985.
Maîtresses-Cherokees, Montréal / Patin (France), VLB éditeur / Le castor astral, 1986.
Filles-missiles, Trois-Rivières, Écrits des Forges, coll. « Les rouges-gorges », 1986.
Travaux pratiques, tome 1 (1970-1984), Sainte-Foy et Montréal, Éditions Rémi Ferland et Éditions transpercées, 1987 [avec Denis Vanier].
Les laides otages, Montréal, VLB éditeur, 1990.
Héroïne, Montréal, Éditions Gaz Moutarde, coll. « Admiral 69 », no. 15, 1992.
La cobaye, Montréal, VLB éditeur, 1993.
Lettres, Herstal (Belgique), Atelier de l’Agneau, coll. « Archives », no. 1, 1994.
Lettres à un ami et éditeur (1986-1998), Québec, Éditions de la Huit, 2012 [en collaboration avec Denis Vanier, édition établie et annotée par Rémi Ferland].

Projets antérieurs


7 juillet 2015
PERFORMANCES INVISIBLES 50 premières performances. Création de l’artiste conceptuel Steve Giasson, dans le cadre de son volet « Micro-interventions dans l’espace public ». Ce projet vaste et très ambitieux, intitulé Performances invisibles, s’échelonne sur une année complète. Au total, le projet regroupe plus de 130 performances.
1er juillet 2015
Janie Julien-Fort DARE-DARE et Verticale — centre d’artistes s’associent pour la production du projet de Janie Julien-Fort, Chantiers sous surveillance. L’artiste utilise la technique de la solargraphie, un procédé photographique nécessitant des temps d’exposition de plusieurs mois.
3 juin 2015
Marie-Line Laplante À chaque fois que j'ouvre une grammaire, je suis happée par ces phrases en italiques ou caractères gras à des fins d'exemples grammaticaux. Bien des fois, j'en oublie l'étude de la règle, tant elles m'obnubilent par leur sens perdu, phrases sacrifiées à la seule cause de la grammaire.
9 mai 2015
Dis/location 6 - Face au marché Atwater DARE-DARE est déménagé depuis le 9 mai 2015
25 mars 2015
Chloé Beaulac "Je veux que la roulotte de DARE-DARE soit perçue comme un pit stop lorsqu’on est sur un nowhere. Pour un instant, laissez-vous transporter dans l’imaginaire d’une cabane à patates, d’une binerie, d’un sanctuaire ou d’un bureau de camping aperçu ou visité lors d’un road trip."
21 janvier 2015
Marie-Andrée Poulin Cette idée est inspirée d’une collaboration précédemment réalisée avec la communauté de Kahnawake. Par le projet, je souhaite créer un dialogue symbolique entre les communautés colonisatrices et iroquoises.