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JULIE LAURIN - APPUI SPONTANÉ

MONUMENT PERFORMATIF

6 août 2016
photos atelier costume © Nicole Panneton
photos performances © Jonathan M Roy
 

MONUMENT PERFORMATIF - Le rassemblement

CONCLUSION DU CYCLE DE PERFORMANCES SAMEDI 6 AOÛT 2016,

DÉAMBULATION départ de DARE-DARE à 15h.

FINISSAGE/CAUSERIE en présence de l'artiste dès 17h.

 

Vous êtes cordialement invités le samedi 6 août à prendre part de façon active au MONUMENT PERFORMATIF de l’artiste Julie Laurin avant sa dernière semaine d'activation. Vêtus de beige, vous conduirez avec elle le panier d'épicerie ayant parcouru les routes historiques du commerce de la fourrure et de l’industrialisation à Montréal. Vous accompagnerez l’objet nomade vers sa transformation définitive alors que l’artiste révélera en chemin des couches identitaires liées au territoire et au paysage teintés d'histoire du canal Lachine et du quartier St-Henri avant de l'ériger sur le piédestal d'une statue disparue.

Le départ aura lieu à la roulotte de DARE-DARE à l'angle des rues Atwater, Greene et Doré à 15h d'où vous déambulerez avec l’artiste pendant 2 heures vers différents lieux de commémoration avant de revenir au quartier général du centre d'artistes à l'occasion d'un 5 à 7. Ce sera un moment unique pour discuter du Monument et de sa continuité comme objet performatif et sculptural.

Que se trouve-t-il sous le béton de la ville? Quelle relation entretenons-nous avec notre territoire? En me penchant sur des vieilles cartes de Montréal, instinctivement j'ai voulu les comparer avec une carte actuelle, repérer des lieux connus; les rivages, les cours d'eau, les îles, les escarpements. J'ai ensuite œuvré à comprendre sur les cartes les différentes routes empruntées par les Européens au XVIIe siècle venus commercer la fourrure avec les Premières nations, ceux qui guideraient les nouveaux arrivants vers les routes naturelles du territoire qu'ils connaissaient déjà depuis longtemps. La rivière St-Pierre, route de portage et de canot qui reliait d'Est en Ouest l'île de Montréal afin de contourner les rapides de Lachine, fût transformée en égout. Non pas disparue, cette rivière oubliée coule toujours, à ma grande surprise, ayant été recouverte une dizaine d'années après la construction du canal Lachine (1825), remplaçant le cours d'eau dans sa fonction de voie de transport de marchandises. En effet, lorsqu'on compare le tracé de la rivière à celui du canal Lachine, on peut établir la similitude géographique.

Je me sens attirée par les voyages en canot et à pied d'abord effectués par les premières nations puis les coureurs des bois impliqués dans le commerce de la fourrure, une façon de voyager si respectueuse de la nature. Comme artiste de la performance, j'imagine l'épreuve physique que représente une traversée de plusieurs jours à raison de 15 heures par jours. Le confort qui domine mon mode de vie, l'accessibilité presque instantanée à n'importe qu'elle ressource à travers le monde me semble plus dangereux encore que de sauter les rapides. Afin de commémorer l'importance des cours d'eau dans notre vie, de réfléchir à leur transformation ainsi qu'à ceux qui les ont traversé et y ont parfois donné leur vie, je compte dédier la première des trois semaines de déambulation avec un panier d'épicerie, à l'eau et aux Hommes. Pour chacune des journées, je souhaite être accompagnée d'un ou plusieurs compagnon(s) de voyage. 

 

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Bio

Artiste montréalaise née en 1985, le travail interdisciplinaire de Julie Laurin en sculpture et en performance s’inscrit dans une posture artistique nomade. Ayant complété un Baccalauréat en sculpture à l’université Concordia en 2011, Laurin poursuit actuellement une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l'Université du Québec à Montréal. Elle étudie l'art performance de façon indépendante depuis 2013 et a présenté plusieurs performances et expositions au Québec, en Espagne et plus récemment au festival Walk and Talk au Portugal et au festival Visualeyez à Edmonton.


Projets antérieurs