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Watching the Apple Trees Blossom (le début est la fin d’un cycle continu)

Victoria Stanton

14 mai 2017

L’événement de Victoria Stanton est REPORTÉ au 14 mai 14 h (beau temps mauvais temps!).  


L
’édifiante secte de rien (n)’est sacré présente :
Watching the Apple Trees Blossom (le début est la fin d’un cycle continu)
Un projet (à vie) de Victoria Stanton

Le dimanche 7 mai 2017, remis au 14 mai

14 h à 17 h 30 : non-action collective et finissage, à la roulotte de DARE-DARE 

Dans le cadre du cycle de programmation 2016-2017 de DARE-DARE, « La Société des Rendez-vous »,  L’édifiante secte de rien (n)’est sacré a développé une résidence d’une année dans laquelle j’ai initié des « non-actions » publiques : des moments de temps d’arrêts vécus collectivement, dans différents lieux publics principalement dans le secteur du sud-ouest de Montréal. Parallèlement à ces non-actions (et souvent presque invisibles), une programmation proposait des causeries commissariées (Parlons de rien avec…) où des artistes, chercheur.es, penseur.es ainsi que praticien.nes de diverses disciplines [artistiques ou extra-artistiques], étaient invité.es à présenter leur réflexions dans un cadre ouvert à propos de l’idée du « Ne rien faire ». L’ensemble des rencontres a permis des discussions élaborées autour de la complexité de cette quête : Qu’est-ce que signifie en fait « Ne rien faire »?  Serait-ce un état d’être fondamental? Ou cela signifierait-il tout simplement ne pas travailler? (Tel « Si je ne travaille pas, je ne fais rien ») Ou bien serait-ce une forme de résistance? Une déclaration de liberté? Serait-ce nécessaire pour notre bien-être? « Ne rien faire » est paradoxal et peut-être même impossible à réaliser. En même temps, un consensus a constamment refait surface : celui qu’il y a un besoin de trouver des espaces (et des temps) pour faire place à de profondes pauses à l’intérieur de nos vies ainsi que dans nos secteurs professionnels – quoique cela soit très difficile à faire ou maintenir. Aux prises avec ces questions alambiquées, il est devenu clair que l’affirmation de (non)activité implique une action politique intrinsèque, en défiant les notions de productivité, ce qui constitue l’échec (ou la réussite) et réfléchit à un usage « non-productif » du temps.

… Et pourquoi ne pas placer cette quête dans un contexte artistique? L’opportunité de s’atteler à cette tâche difficilement saisissable, sinon contradictoire du « Ne rien faire » dans le cadre de la programmation de DARE-DARE, m’a permis de réaliser une recherche intensive et incarnée dans des zones imperceptibles de la pratique et du processus artistiques. L’exploration invisible des espaces liminaux en art constitue depuis longtemps l’une de mes préoccupations, et L’édifiante secte de rien (n)’est sacré est devenu un espace favorable, une occasion d’approfondir mes recherches dans cette zone fertile des pratiques performatives. 

… Et donc, comment clore un projet qui je le sais, demande à se poursuivre? J’ai l’impression de rester avec autant de questions qu’au début de cette aventure. Mais ceci est encourageant : je pense que mes questions sont devenues davantage intrigantes. Et puisque toutes les bonnes choses doivent se terminer, ce finissage marque ce que je considère une fin, la complétude d’un premier cycle. L’édifiante secte de rien (n)’est sacré a commencé il y a exactement un an, sous les pommiers en fleurs, vers la fin de leur floraison. Nous sommes maintenant de retour au même endroit, cette fois au début de la floraison pour marquer un nouveau commencement et célébrer une autre année du « Rien ».

Je continuerai d’inclure ce Rien dans mon quotidien avec enthousiasme toutefois, pour voir/accepter/apprécier ce Rien en tant que Quelque chose et pour perpétuer cet espace de Rien en compagnie de ceux et celles qui souhaitent continuer de m’accompagner dans ce projet tranquille, ouvert, sacré et décidément non-productif, de toute une vie.

« Nous terminerons là où nous avons commencé; nous recommencerons là où nous allons terminer. »


http://nothingissacred.ca

Crédit photo : Csenge Kolozsvári

*Merci à Sylvie Laplante pour l’aide à la traduction du texte original vers le français. 

 


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