Programmation
Marianne Rouche
Sortie de micro-résidence à La HALTE: Mais où est partie la ville ?
Suite à sa micro-résidence à La HALTE, Marianne Rouche donnera un atelier au parc Sainte-Cunégonde, en lien avec ses recherches sur le droit à la ville.

DARE-DARE vous invite à participer à un atelier animé par Marianne Rouche, dans le cadre de sa micro-résidence à La HALTE.
Le samedi 5 septembre
La HALTE (parc Sainte-Cunégonde)
Mais où est partie la ville ?
Mais où est partie la ville ? est un projet de recherche-création qui explore notre droit à la ville, concept théorisé à la fin des années 1960 par le philosophe et sociologue Henri Lefebvre : le droit, et le devoir, des habitant·es à participer à la production de la ville — à l'habiter, la penser, la rêver et la fabriquer collectivement.
À partir de la collection de la HALTE, Marianne Rouche s'adonne à une biblio-dérive : une errance dans la bibliothèque, guidée par le hasard des trouvailles, des associations et des échos, comme on dériverait dans une ville. Les fragments récoltés — mots, images, citations — deviennent la matière d'un atelier de découpé, cette technique qui consiste à fragmenter les textes pour les recomposer autrement et laisser surgir d'autres formes de sens, insoupçonnées.
Ouvert à toustes, l'atelier est une invitation à fabriquer la ville de nos mains, à se la lire et à se la conter, à mêler nos voix pour composer ensemble les pages d'un recueil-manifeste, et à repartir avec la biblio-dérive comme un jeu divinatoire à rejouer chez soi, partout, tout le temps.
Marianne Rouche
Marianne Rouche est une artiste multidisciplinaire et travailleuse culturelle. Formée en anthropologie, en histoire de l’art et en arts intermédiatiques (Universités McGill et Concordia), elle s’intéresse à la ville et à ses interstices, là où se rencontrent le vide et le construit, le désuet et le productif. Elle défend le flânage et l’exploration urbaine comme modes de présence et de production de connaissances à part entière. Interrogeant les rapports entre le groupe et l’individu, elle revendique une philosophie de la douceur, où cette dernière est vécue comme une force expansive, un catalyseur pour un mode de relationnalité ouvert et bienveillant. Elle cherche à intégrer cette approche dans son travail et contribuer à la création d’espaces qui reconnaissent la valeur du soin, de l’écoute, du multiple et du provisoire.
Ses œuvres ont été présentées au GIV, à la galerie VAV et à Écotone. Sa dernière publication, intitulée Lara Almarcegui : mémoires sédimentaires et imaginaires du vide », paraît dans la revue Esse n°112, Rêves, en automne 2024.