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Programmation

Un jour sans art

Le dimanche 1er décembre 1991 marquera le troisième anniversaire d'UN JOUR SANS ART. La galerie DARE-DARE tient à se joindre à cet événement en fermant ses portes au public. UN JOUR SANS ART est une manière pour nous d'affirmer que le SIDA nous concerne. Dans la douleur, tous les deuils se rejoignent.


Le dimanche 1er décembre 1991 marquera le troisième anniversaire d'UN JOUR SANS ART. La galerie DARE-DARE tient à se joindre à cet événement en fermant ses portes au public.

Le SIDA a fait beaucoup de victimes avant que chacune, chacun bouge et prenne position. UN JOUR SANS ART est une manière pour nous d'affirmer que le SIDA nous concerne. Dans la douleur, tous les deuils se rejoignent.

Il s'agit d'une journée internationale de deuil et de commémoration des victimes du SIDA; elle coïncide d'ailleurs avec celle que l'Organisation mondiale de la santé consacre à cette maladie. L'idée d'UNE JOURNÉE SANS ART a été lancée en 1989 par VISUAL AIDS, un réseau américain bénévole de professionnels du milieu artistique qui désiraient rendre hommage aux vies et aux réalisations de collègues ou d'ami-es disparu-es. On voulait non seulement commémorer collectivement les victimes du SIDA (à l'intérieur comme à l'extérieur du milieu artistique) mais aussi souligner la gravité du problème et l'urgence d'enrayer l'épidémie.

Conçue à l'origine comme un moratoire d'une journée appliqué aux arts visuels, l'idée a évolué et pris une forme très ouverte. On cherche simplement à encourager tout effort public de sensibilisation au SIDA de la part des organismes culturels (galeries, musées, écoles d'art, médias, etc.).

L'accent est mis sur l'éducation, sur le travail accompli par les groupes locaux de soutien aux personnes atteintes de SIDA ainsi que par les associations de sidéen-nes. La levée de fonds ou le lobbying ne font pas officiellement partie d'UN JOUR SANS ART, mais certains groupes organisent des activités spéciales destinées à recueillir des fonds.

Déjà, en 1989, plus de 700 organismes (canadiens et américains) ont participé à UN JOUR SANS ART, chacun choisissant sa propre façon de souligner cette journée. Il en a résulté une incroyable variété d'événements.

Certaines galeries ont gardé leurs lumières éteintes, d'autres ont retiré les œuvres exposées ou les ont recouvertes de tissu, d'autres encore ont collaboré avec des groupes d'appui aux sidéen-nes. Dans plusieurs centres, on a organisé des conférences, des projections de films ou des expositions ayant le SIDA pour sujet.

Le milieu des arts visuels montréalais tient à manifester sa solidarité aux personnes atteintes, aux gens qui travaillent à la sensibilisation au SIDA et à ceux qui effectuent des recherches pour remédier à ses terribles effets.